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  Age Of MythologyÉvènementsSonge d'un monde lointain...    

 

Songe d'un monde lointain... par le_conteur : Partie 1.4



Créé le : 20/1/2003
Edition du : 28/1/2003
Auteur : RayonDelta

Ce repos tant mérité

Cette journée de combat s’achevait, nous avions réussit à contenir l’armée d’Hadès et rien que cela était déjà miraculeux.
La moitié des nôtres étaient morts, l’autre moitié ne valait guère mieux. J’étais couvert de sang, du mien mais surtout de celui de mes infortunés ennemis.
Je pense qu’aujourd’hui j’avais servi avec zèle mon dieu, et qu’il pouvait être fier de nous.

A chaque jour suffit sa peine et comme le reste de notre armée je regagnais notre camp en retrait. Le visage fermé, le regard vide aucun mot n’étaient prononcés, nous marchions comme des zombies vers nos tentes. Ce maigre sursit ne nous permettrait pas de reprendre nos forces, tout au plus permettrait-il à quelques uns de souffler.
Certains d’entre nous pourrons fermer les yeux et goûter ce repos bien mérité, mais je n’en ferais pas partie. Fermer les yeux m’étais désormais impossible sous peine de sombrer dans la folie, je redoutais bien plus mes rêves que ces hordes d’ennemis.
J’avais peur, non pas de mourir car j’attendais ce moment depuis plusieurs mois, mais de perdre la raison et par la même occasion ce qui faisaient de moi un homme. Je sombrais dans la folie, mes mains tremblaient désormais sans arrêt et je n’y pouvais plus rien. Il fallait que cela cesse !

En désespoir de cause je dégaina mon couteau, l’heure était enfin arrivée. Une larme coula lentement sur ma joue, mais j’étais rassuré. J’allais retrouver ma femme et ma fille et rien n’avait désormais plus d’importance. Je retirai mon armure et empoignai le couteau.
Un coup sec et tout serait fini, cette pensée agréable déversa une sensation de bien être dans tout mon corps.

Un homme entra sous ma tente, il tendit sa main et dit :
- Re-bonjour soldat !

Ce maudit prêtre n’allait donc jamais me laisser en paix, sans même ouvrir les yeux je dis :
- Tu as gagné, je ne pourrais honorer ma promesse et te tuer après cette guerre. Par contre si tu tentes de m’arrêter, je jure devant Zeus que tu me suivras dans la mort.

Gandalf se tenait devant moi, sa tunique pendait à plusieurs endroit, son visage tirés prouvait que sa journée n’avait pas été de tout repos. Nos regards se croisèrent, il lut la détermination et moi la compassion, mais il était trop tard. Il ajouta :
- Très bien je n’interviendrais pas personnellement !

Je sentis alors un léger déplacement d’air derrière moi, et avant que je puisse faire le moindre mouvement je me retrouvai suspendu dans les airs. Un géant de plus de deux mètres m’avait attrapé les bras et me tenait ainsi à 30 centimètres du sol.
Traîtrise ! Quelle folie de ne pas avoir tué ce prêtre quand j’en avais l’occasion. Gandalf, un léger sourire aux lèvres s’approcha :
- Je te présente mon ami Chocobo, je sais qu’il parait impressionnant avec ses deux mètres vingt, mais il m’a assuré que dans son nordique de pays c’est monnaie courante.

J’hurlais ma rage, je me débattais mais mes bras étaient pris dans des étaux qu’il m’était impossible de briser. J’étais pris au piège, Gandalf posa sa main sur mon torse, il dit :
- Laisse-toi faire.
- Par pitié, laisse moi mourir !
- Par pitié, laisse moi t’aider !
Deux larmes coulaient sur les joues du prêtre, il est parfais bien plus dure de sauver que de tuer. Mais déjà une douce lassitude envahissait mon corps et peu à peu se sombrais dans un sommeil sans rêve, un sommeil réparateur.
Chocobo déposa le mercenaire sur sa couche, l’Huskarl était un fier guerrier une immense peine se lisait sur son visage, voir ainsi la déchéance d’un frère d’arme était difficile à admettre mais cette guerre décimait aussi bien les corps que les esprits.
Il faudrait payer pour tout ce mal ……………………..

C’est une explosion plus puissante que les autres qui me tira du sommeil, les combats avaient repris ! J’enfilai mon armure et mon casque, ramassai mon épée et ajusta mon bouclier, puis je me précipitai au dehors.
A peine avais-je franchis la porte de ma tente que deux flèches se plantèrent dans mon bouclier, les combats faisaient rage de partout, une vision d’apocalyspe s’ouvrait sous mes yeux, notre camp était pris d’assaut. Une nouvelle fois il fallait combattre, repousser l’ennemi parraissait impossible, le contenir semblait déjà bien improbable.
Je levai mon épée et me jetais sur un groupe d’Hypaspiste ennemi.

Bien qu’en plein combat, je me sentais reposé, en harmonie avec moi-même. Je devais une fière chandelle à ce prêtre Egyptien, peut-être qu’en fin de compte je ne le tuerai pas…
Nous étions assiégés, les maigres fortifications, montées à la hâte la veille, ne tiendraient pas longtemps façe aux catapultes ennemies, bientôt c’est par flot continu que les rangs ennemis s’engoufreraient dans notre camp, et alors plus rien ne pourrait nous sauver.

Hercule hurlait ses ordres, terrassait ses ennemis, protégeait ses hommes mais lui aussi fini par plier sous le nombre. Pour finir une flèche venue de nul part se planta dans son épaule, il plia le genou.
Un murmure d’effroi parcouru nos lignes, sans Hercule le combat était perdu d’avence, il fallait le secourir. Instinctivement une dizaine d’Hoplite se regroupèrent et firent front afin de permettre à Hercule de reculer.
Avec horreur, nous constations qu’Hercule ne reculait pas, il était trainé en sécurité par des hommes d’armes. Affolé, comme la plupart d’entre nous je reculais, qu’allions nous devenir ?

Alors je décidais de tenter le tout pour le tout, désespérément je cherchais le prêtre Egytien. Ou était-il ?
Mais dans toute cette foule hétéroclite il m’était impossible de le localiser. Par contre je repérais aussitôt Chocobo, et me frayais un chemain vers le géant nordique. Arrivé à se hauteur, je tentais d’attirer son attention, mais c’était peine perdu, l’Huskarl était plongé dans un combat acharné, la moindre déconcentration signifierait une mort immédiate.
Je décidais donc de lui préter main forte et un à un ses adversaires tombèrent sous nos coups, finalement l’énorme hache s’arreta de tournoyer et Chocobo se tourna vers moi.
- Salut à toi mercenaire, et merci pour le coup de main, je ne pensais pas qu’en étant si petit on puisse faire autant de dégats !
- De rien l’ami, mais dis moi, du haut des deux échasses qui te servent de jambe, peux-tu me dire si tu vois Gandalf ?
- As-tu toujours l’intention de l’occire ?
- C’est important mon ami ! De nombreuses vies en dépendent !
Chocobo ne mit pas bien longtemps à localiser la tenu écarlate du prêtre, en pointant son doigt à droite il dit :
- il est là !

Aussitôt je m’élancais, de son coté Chocobo releva sa hache.
Plus vif que jamais, j’avancais vers l’Egyptien, taillant, fracassant, poussant, et surtout évitant le plus possible les adversaires. Je finis par atteindre Gandalf, mais le pauvre homme était lui aussi dans un piteux état. Il saignait abondemment du bras et une profonde plaie sur la tête couvrait son visage de sang.
Le voir dans cet état me mit hors de moi, c’est avec rage que je frappais ses assaillants, finalement une charge de cavalerie nous débarassa de nos adversaires, nous étions épuisés.
Alors que je me rapprochais, Gandalf s’écroula. Il était hors de question qu’il meurt, j’attrapais alors sa tunique et droit dans les yeux je lui dis :
- Ecoute-moi bien, chien d’Egyptien, j’ai déjà pris une option sur ta mort et je ne permettrais à personne de me voler le plaisir de te tuer. Alors si tu ne veux pas que je te poursuive en enfer pour te découper en morceaux, je te conseille de tenir le coup !

Sans ménagement je hissai le prêtre sur mon dos et parti en courant vers nos lignes arrières ..........

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