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  Age Of MythologyÉvènementsSonge d'un monde lointain...    

 

Songe d'un monde lointain... par le_conteur : Partie 1.1 - 1.2

Créé le : 20/1/2003
Edition du : 28/1/2003
Auteur : RayonDelta

Prologue

De ma vie passée, il ne reste rien. Les ténèbres ont tout emporté. Des idéaux de notre civilisation, il ne subsiste que de vagues souvenirs, dont notre acharnement à survivre à finit de balayer les restes brumeux.. Je ne suis plus que l'ombre de l'homme que j'étais, les dieux sont devenus fous, et nous ont entraîné dans leurs folies. Survivre est désormais notre but, combattre est notre lot. Nous sommes devenus, tel nos ennemis, des enragés.
La terre n'est plus qu'un vaste champ de bataille ou s'affronte pelle-mêle des créatures infernales. Dans cette lutte titanesque, le sort de l'humanité n'a que peu de poids, notre monde n'existe plus en tant que tel, ce n'est plus que le théâtre de l'affrontement du bien et du mal.
Je hais ce monde. Je hais ces seigneurs, de la lumière et des ténèbres, pour ce qu'ils ont engendré et ce qu'ils propagent, la destruction et la mort. Nous puisons nos forces dans cette haine, et tôt ou tard il faudra payer pour nos souffrances.

Et la Grèce pleurera ses enfants

La pluie tombait sans arrêt depuis bientôt 15 jours, à l'ensemble de nos souffrances s'ajoutait cette moîteur insidieuse et les maladies qu'elle véhiculait. Bon nombre d'entre nous mouraient avant le matin. Les combats, que seul la fin des temps aurait pu arrêter s'étaient rapprochés, bientôt les arrières lignes seront au centre des combats.

Les forces de la lumière reculaient, malgré tous leurs efforts rien ne semblait pouvoir retenir la horde d’Hadès massée au Nord. Les forces des ténèbres étaient innombrables, incommensurable, les vaincre n'était même pas envisageable, les contenir tout au plus était un rêve qui justifiait encore notre présence et tout simplement notre vie.

Comme plusieurs milliers de mercenaires, je reçus l'ordre de me préparer au combat. Pour une fois nous n'aurions pas besoin de partir au combat, le combat venait à nous. La mort dans l'âme je me leva et assembla mon paquetage. De ma vie passée, il ne restait rien, si ce n'est les quelques affaires tenant dans la bourse de ma ceinture. La bague de ma mère, une chaîne de ma femme et une mèche de cheveux blonds de ma fille. Des miens j'étais le seul survivant et avec moi s'éteindra le souvenir d'une famille heureuse, noble et fière.

La pluie redoublait, et la clameur des combats devenait insupportable. Lorsque nous arrivâmes sur-le-champ de bataille, une vision d'apocalypse s'imposa à nous. L'armée de Zeus était décimée, les Cyclopes terrassaient les derniers bastions de résistance. Nous étions pétrifiés, la fin était venue, l'espoir était vaincu.
D'issues, il n'y en avaient plus, chacun leva son arme, serra son bouclier et chargea l'ennemi. Tel les moutons à l'abattoir, nous courrions vers nos bourreaux.

Dérisoire fut cette charge ultime, tant l'armée devant nous était innombrable. En un instant nous fûmes balayés, la moitié des notre tombèrent sous les flèches ennemies, le reste trouva la mort en rencontrant le gros des forces adverses.
Pour ma part, je fus percuté de plein fouet par une averse de cailloux plus ou moins gros tirés depuis nos lignes arrières. La pluie de pierre m'enterra vivant, je resta ainsi ensevelis, inconscient sous le choc.

La horde passa, elle avait vaincu nos armées. Les meutes de loups, devant l'abondance de cadavre, ne dédaignèrent pas me déterrer. Combien de temps restais-je ainsi inconscient ?
Nul ne le sait.

A mon réveil, le champ de bataille était vide. La clameur des combats me parvenait désormais de très loin. Je m'extirpa tant bien que mal de ce qui avait faillis être ma tombe.

J'étais couvert d'ecchymoses, il n'y avait pas une parcelle de mon corps qui ne me fasse souffrir. Le chaos semblait avoir gagné la partie, la fin était proche. La mort avait commit l'erreur de m'épargner, mais je refusais ce cadeau empoisonné et réclamais mon dû, une mort rapide qui me libérerait de ce monde de souffrance.

Après avoir prit le contrôle du sol, Hadès remplissait de sa noirceur le ciel conquit, le jour ne se lèverait plus sur ces contrées désormais. Je marcha au hasard, ramassant une épée, puis un bouclier ma vie n'avait plus de sens. J'enrageais de ne pas trouver, dans cette désolation, le moindre ennemi qui se ferait un plaisir de m'achever, me retirant par la même occasion cette vie de torture.

Mon corps tressaillit sous le bruit d'une explosion bien plus puissante que les autres, bien plus proche aussi. Instinctivement je releva la tête et sous mes yeux un Minotaure s’enflamma, le hurlement qu’il poussa me glaça le sang. J’avais au hasard de mon errance rattrapé l’arrière garde des forces d’Hadès et avec elles les combats. Des flèches enflammées et des boulets de laves pleuvaient de toutes part, l’enfer nous avait rattrapé.

Je restais prostré, incapable de bouger, non loin de moi un Cyclope et un Minotaure se faisaient face, le combat s’engagea avec fureur.

Les deux créatures mythologiques s’empoignèrent, le Minotaure d’un geste souple se dégagea et les cornes en avant chargea à nouveau. D’un puissant coup de masse, le Cyclope le stoppa., Le crâne profondément enfoncé, le Minotaure plia le genoux, il était touché à mort et saignait abondement. Une profonde rage m’envahit, je levais mon épée et me précipitais vers cet être près de deux fois plus grand et plus fort que moi. Le Cyclope se retourna et d’un large revers de la main frappa mon bouclier. Le coup fut si violent que je fus propulsé dans les airs et atterris brutalement vingt mètres plus loin.

Une nouvelle fois, l'ensemble de mon corps hurla sa douleur, plusieurs de mes cotes cassées me rappelaient douloureusement qu'elles n'en accepteraient pas d'avantage. Par pur réflexe, je me relevai et attrapai la première arme à porté de main, un javelot.

Désormais je saignais abondamment, du ventre et de la bouche. Regroupant mes dernières forces je parvins à me remettre debout et assista impuissant à un combat titanesque.
Il est probable que cette poignée de seconde que m'accorda le Cyclope permirent au Minotaure de se redresser, bien qu’à moitié mort, il enlaça le cyclope et enfonça ses cornes dans son buste.
Les deux créatures mythologiques hurlèrent, l'un se voyait mourir, l'autre l’était déjà quasiment. Ils s'affrontaient dans un combat sans merci, aucun des deux n’en sortiraient vivant, mais tel en était le prix.
Le Cyclope tentait désespérément de retirer les cornes qui inexorablement s’enfonçaient petit à petit dans son ventre. Le Minotaure avait renoncé à son humanité afin de laisser place à la force sauvage de son coté animal, de lui il ne restait qu’un taureau, ivre de fureur et toutes ses forces étaient déchaînées pour cette dernière charge.

Bientôt, les deux créatures s’effondrèrent. Quel étrange spectacle de voir ces deux ennemis enlacés ainsi dans la mort.

Une nouvelle fois, la mort semblait avoir des réticences à prendre ma vie. Il était de mon devoir de lui forcer la main, traînant mon bouclier derrière moi j'avança vers les combattants.

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